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Cadence commerciale : étapes, exemples, arrêt
La réponse en bref
Une cadence commerciale est un calendrier fixe de prises de contact pour chaque prospect. Elle définit le canal de chaque étape (email, téléphone ou LinkedIn), le jour, le message et le moment d'arrêter. Pour la construire, fixez le nombre d'étapes, l'intervalle entre elles et le canal de chacune. Ajoutez ensuite les règles d'arrêt : réponse, bounce ou désinscription. Envoyez les étapes email en réponse dans le même fil, depuis votre propre domaine authentifié.
Dans cet article
- Qu'est-ce qu'une cadence commerciale ?
- Que contient une cadence commerciale ?
- Exemple de cadence commerciale multicanal
- Modèle de mail de relance commerciale pour une étape de cadence
- Exemples de mails de relance commerciale
- Où une cadence commerciale peut-elle casser ?
- Quel outil choisir pour gérer une cadence commerciale ?
- Des étapes vidéo dans votre cadence avec EmailFlow OS
- Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une cadence commerciale ?
Une cadence commerciale, c'est l'ordre et le rythme planifiés de chaque prise de contact d'un commercial avec un prospect. Elle commence au premier contact et se poursuit jusqu'à ce que le prospect réponde ou que vous décidiez d'arrêter. Pour chaque étape, elle répond à quatre questions : quel canal, quel jour, quel message, et que se passe-t-il si le prospect répond. Chaque prospect a son propre calendrier. Si vous l'inscrivez un mercredi, sa deuxième étape tombe un nombre de jours défini après ce mercredi, et non à une date commune à tout le monde.
On confond souvent cadence et séquence d'emails. Une séquence n'est généralement qu'une suite d'emails. Une cadence peut mélanger les canaux : un email, puis une tâche d'appel, puis une demande de connexion LinkedIn, puis un nouvel email. La documentation d'aide de Salesforce appelle cette fonctionnalité « Cadences » dans son produit Sales Engagement, et c'est en grande partie pour cela que le terme s'est imposé dans les logiciels commerciaux. Si vous ne prospectez que par email, votre cadence et votre séquence sont une seule et même chose. La version 100 % email d'une séquence de prospection obéit aux mêmes règles d'arrêt que celles décrites plus bas.
Que contient une cadence commerciale ?
Quel que soit l'outil qui la fait tourner, toute cadence se résume à la même poignée de paramètres. Si vous en laissez un non défini, l'outil le remplit avec une valeur par défaut, et c'est justement dans ces valeurs par défaut que la plupart des cadences déraillent.
- Nombre d'étapes : combien de contacts un prospect reçoit avant de sortir de la cadence. Plus il y a d'étapes, plus le volume augmente sur votre domaine d'envoi, car chaque relance compte comme un message envoyé.
- Canal par étape : email, appel téléphonique, LinkedIn ou tâche manuelle. Les étapes téléphone et LinkedIn sont en général des tâches confiées à un commercial, pas des envois automatisés.
- Intervalle entre les étapes : compté en jours ouvrés depuis l'étape précédente, et non depuis l'inscription. Ainsi, une étape retardée décale les suivantes au lieu de les tasser.
- Fenêtre d'envoi : les heures, dans le fuseau horaire du destinataire, pendant lesquelles une étape email peut partir. Si vous utilisez votre propre fuseau, vos prospects à l'étranger reçoivent vos emails en pleine nuit.
- Fil de discussion : la relance part-elle en réponse dans le même fil, avec les en-têtes In-Reply-To et References, ou comme un nouveau message avec un nouvel objet ?
- Règles d'arrêt : ce qui retire immédiatement un prospect de la cadence. C'est-à-dire une réponse, un hard bounce, une demande de désinscription, un rendez-vous pris, ou un message d'absence indiquant que la personne a quitté l'entreprise.
- Étape finale : le dernier message. C'est souvent un email de rupture qui clôt l'échange poliment et annonce que vous n'écrirez plus.
Les règles d'arrêt sont ce qui compte le plus, et ce qui reçoit le moins d'attention. Une cadence qui continue d'écrire à quelqu'un qui a déjà répondu fait plus de dégâts qu'une cadence qui envoie trop peu de messages.
Exemple de cadence commerciale multicanal
Le calendrier ci-dessous illustre une structure, pas une référence chiffrée. Il décrit comment les étapes s'articulent entre elles, pas des nombres de jours testés. Réglez les intervalles réels en fonction de votre cycle de vente et du volume que votre boîte d'envoi expédie chaque jour.
| Étape | Timing | Canal | Rôle de l'étape |
|---|---|---|---|
| Premier contact | Jour de l'inscription | Premier message : une seule raison d'écrire, liée à un élément précis concernant le destinataire, et une seule question. | |
| Connexion | Peu après le premier contact | Demande de connexion sans argumentaire commercial. Envoyez-la à la main : automatiser les demandes de connexion enfreint les Conditions d'utilisation de LinkedIn. | |
| Première relance | Peu après l'étape LinkedIn | Email (réponse dans le fil) | Une relance courte dans le même fil, qui apporte une information nouvelle au lieu d'un simple « je me permets de revenir vers vous ». |
| Appel | Intervalle un peu plus long | Tâche d'appel | Un appel qui fait référence à l'email. Si personne ne décroche, laissez un message vocal qui cite l'objet de l'email. |
| Nouvel angle | Intervalle plus long | Email (réponse dans le fil) | Un autre angle : une ressource, une courte vidéo ou un exemple concret adapté au poste du destinataire. |
| Rupture | Intervalle le plus long, dernière étape | Email (réponse dans le fil) | Annoncez que vous arrêtez d'écrire et proposez une réponse possible en un seul mot. |
Deux points à retenir. Les intervalles s'allongent vers la fin, et chaque email après le premier contact est une réponse dans le fil d'origine : le destinataire voit donc toute la conversation au même endroit. Pour la dernière étape, notre article sur l'email de rupture : modèles et timing explique quoi écrire et quand.
Modèle de mail de relance commerciale pour une étape de cadence
Dans une cadence, un modèle de mail de relance commerciale n'a qu'une mission : apporter quelque chose que le premier email ne contenait pas, puis poser une seule question. La structure ci-dessous fonctionne pour toutes les étapes email après le premier contact. Envoyez-la en réponse dans le fil existant pour que l'objet reste identique.
- Phrase de rappel : une phrase qui renvoie au message précédent, sans s'excuser d'écrire à nouveau.
- Information nouvelle : un fait, un exemple ou une ressource absent de l'email précédent.
- Pertinence : pourquoi cette information compte pour le poste ou l'entreprise de ce destinataire, avec ses propres mots.
- Une seule question : une demande unique et facile à traiter, par exemple savoir si un sujet est à l'ordre du jour ce trimestre.
- Porte de sortie : une phrase qui rend « pas pertinent » acceptable comme réponse, pour obtenir un non plutôt qu'un silence.
Ne tapez pas « Re: » dans l'objet d'un nouveau message. Cela ne crée pas de fil, car le regroupement en fil dépend des en-têtes In-Reply-To et References, pas de l'objet. Et le destinataire voit bien qu'il n'y a jamais eu d'échange avant. Pour d'autres modèles classés par situation, consultez notre sélection de modèles de mail de relance commerciale.
Exemples de mails de relance commerciale
Chaque exemple ci-dessous suit le modèle et correspond à une étape précise d'une cadence. Remplacez les parties entre crochets par quelque chose de vrai sur le destinataire. Si vous ne trouvez rien de vrai à dire, ce prospect n'a sans doute pas encore sa place dans la cadence.
- Exemple de relance après une absence de réponse : « Bonjour [Prénom], une chose que j'ai oublié de mentionner la dernière fois : [fait précis sur leur marché ou leur outil]. Est-ce que [sujet] est un chantier pour votre équipe ce trimestre, ou est-ce en pause ? Les deux réponses m'aident. »
- Exemple de relance après un appel : « Bonjour [Prénom], merci pour votre temps aujourd'hui. Comme convenu : [prochaine étape] d'ici le [date]. Vous trouverez en pièce jointe [élément promis]. Le [date] vous convient-il toujours ? »
- Exemple de relance avec une ressource : « Bonjour [Prénom], voici la [checklist/l'exemple] dont je vous ai parlé. La deuxième page traite de [leur situation précise]. Un court appel pour la parcourir ensemble vous serait utile, ou préférez-vous la lire de votre côté ? »
- Exemple de relance de rupture : « Bonjour [Prénom], c'est mon dernier email au sujet de [sujet]. Si cela redevient d'actualité plus tard, une réponse d'un mot suffit et je reprendrai à partir de là. »
Après un rendez-vous, la cadence change. Vous n'êtes plus en prospection, donc le rythme et le ton changent aussi. Notre guide du mail de relance après un rendez-vous commercial propose des modèles classés selon le déroulement de l'échange.
Où une cadence commerciale peut-elle casser ?
La plupart des cadences n'échouent pas à cause d'un mauvais texte. Elles échouent sur la mécanique. Vérifiez ces points de défaillance, chacun présenté avec sa cause, avant d'inscrire qui que ce soit.
- Relances vers des adresses en bounce : si un hard bounce ne déclenche pas la règle d'arrêt, toutes les étapes suivantes partent vers une adresse qui n'existe pas. Les bounces répétés pèsent sur la réputation de votre domaine d'envoi.
- Pics de volume dus à des cadences qui se chevauchent : si vous inscrivez un lot entier le même jour, ses relances s'empilent sur celles du lot suivant. Le volume quotidien par boîte d'envoi explose, alors qu'aucune cadence prise isolément ne paraît importante.
- Envoi non authentifié : si SPF, DKIM et DMARC ne sont pas configurés pour le domaine de l'adresse d'expéditeur (From), les serveurs de réception ne peuvent pas rattacher le message à votre réputation. Chaque étape de la cadence hérite de ce problème.
- Pas d'arrêt sur réponse : une réponse qui arrive dans une autre boîte, ou qui vient d'un collègue du prospect, peut passer inaperçue. La cadence continue alors comme si personne n'avait répondu.
- Désinscriptions ignorées : aux États-Unis, le CAN-SPAM Act exige un mécanisme de désinscription fonctionnel dans les emails commerciaux. En Allemagne, la loi contre la concurrence déloyale (UWG) exige un consentement préalable avant tout envoi d'email publicitaire. Si une cadence continue d'envoyer après une demande de désinscription, vous avez un problème juridique en plus d'un problème de réputation.
- Fenêtres d'envoi qui ignorent les fuseaux horaires : les étapes partent pendant les heures de travail du commercial, pas celles du destinataire, et arrivent la nuit sous une pile d'autres emails.
Le volume quotidien est le paramètre le plus sous-estimé, parce qu'une cadence le multiplie. Notre article sur combien de cold emails par jour et par boîte d'envoi traite de ce plafond. Le volet DNS est couvert dans notre guide SPF, DKIM et DMARC pour le cold emailing.
Quel outil choisir pour gérer une cadence commerciale ?
La plupart des équipes choisissent leur outil de cadence en fonction de l'endroit où se trouvent déjà leurs données de contacts. Le tableau compare les options sur les trois mêmes critères : où tourne la cadence, à quel type d'équipe l'outil convient, et ce qu'il faut vérifier avant de s'y fier. Les fonctionnalités évoluent : confirmez les détails dans la documentation de chaque éditeur.
| Outil | Où tourne la cadence | Adapté à | Ce qu'il faut vérifier |
|---|---|---|---|
| Salesforce Sales Engagement (Cadences) | Dans Salesforce, rattachée aux leads et aux contacts | Équipes dont le pipeline est déjà dans Salesforce | Quelle licence l'inclut, et depuis quelle boîte et quel domaine partent les étapes email |
| HubSpot Sequences | Dans le CRM HubSpot | Équipes qui gèrent leur CRM et leur marketing dans HubSpot | Quelle offre inclut les séquences, et comment les réponses sont détectées pour déclencher la règle d'arrêt |
| Outreach | Plateforme de sales engagement autonome synchronisée avec un CRM | Équipes commerciales plus grandes, avec des cadences multicanales et des managers qui suivent l'activité | Comment la synchronisation CRM gère les événements de sortie comme les bounces et les désinscriptions |
| Salesloft | Plateforme de sales engagement autonome synchronisée avec un CRM | Équipes commerciales qui veulent les tâches d'appel et les étapes email dans une seule vue quotidienne | Comment les réponses, bounces et désinscriptions remontent dans le CRM |
| Apollo.io | Base de données de prospection avec séquences intégrées | Petites équipes qui trouvent leurs contacts et gèrent leurs cadences au même endroit | Quel domaine signe le DKIM des envois, et comment sont gérés les bounces issus des données de contacts fournies |
Quel que soit l'outil retenu, la question de la délivrabilité reste la même. Les étapes email doivent partir d'une boîte sur votre propre domaine, signées avec votre propre clé DKIM. Pour un panorama plus large des outils autour de la cadence, consultez notre tour d'horizon des outils de prospection commerciale par usage.
Des étapes vidéo dans votre cadence avec EmailFlow OS
Cette section présente un produit EmailFlow OS. EmailFlow OS prend en charge un type précis d'étape de cadence : l'email vidéo personnalisé. Vous enregistrez une seule vidéo et vous la téléversez dans EmailFlow OS. Vous connectez votre compte Brevo et votre domaine d'envoi, puis vous importez votre liste de prospects dans EmailFlow OS. EmailFlow OS crée ensuite, à partir de cet unique enregistrement, une version personnalisée pour chaque destinataire, et non une par entreprise : deux personnes d'une même société reçoivent donc chacune leur propre version.
Chaque version part de votre propre boîte, via votre propre compte Brevo, sur votre propre domaine d'envoi. Elle ne passe jamais par un expéditeur partagé de la plateforme. L'historique d'envoi que construit la cadence reste attaché à votre domaine, et vos enregistrements DNS (SPF, DKIM, DMARC) restent sous votre contrôle. Comme pour tout autre email, c'est le serveur de réception qui décide où chaque message est classé. Le fonctionnement complet est décrit sur la page email vidéo personnalisé EmailFlow OS.
Questions fréquentes
- Quelle différence entre une cadence commerciale et une séquence de prospection ?
- Une cadence commerciale est le calendrier complet des prises de contact sur tous les canaux : email, téléphone, LinkedIn et tâches manuelles. Une séquence désigne généralement la seule partie email. Si vous ne prospectez que par email, les deux se confondent. Dans une cadence multicanale, la séquence email n'est qu'une piste parmi d'autres, et ses règles d'arrêt doivent aussi stopper les étapes téléphone et LinkedIn.
- Combien d'étapes doit compter une cadence commerciale ?
- Il n'existe pas de chiffre universel. Trois limites en décident : la durée de votre cycle de vente, le volume quotidien que votre boîte d'envoi peut absorber (chaque relance compte comme un envoi), et le fait que chaque étape apporte ou non quelque chose de nouveau. Si vous ne trouvez pas d'élément nouveau pour une étape, supprimez-la plutôt que d'envoyer un simple « je me permets de revenir vers vous ».
- Les relances d'une cadence doivent-elles être des réponses ou de nouveaux emails ?
- Envoyez-les en réponse dans le même fil. Une réponse dans le fil porte les en-têtes In-Reply-To et References, si bien que la messagerie du destinataire affiche toute la conversation. Un nouvel email avec « Re: » tapé dans l'objet ne crée pas de fil. Il a seulement l'air d'une réponse, et le destinataire voit bien qu'il n'y a jamais eu d'échange avant.
- Quand un prospect doit-il sortir d'une cadence commerciale ?
- Immédiatement s'il répond, s'il génère un hard bounce, s'il demande à se désinscrire ou s'il prend rendez-vous. Sans aucun retour, il sort après la dernière étape de rupture. Un message d'absence doit mettre la cadence en pause, pas y mettre fin. Aux États-Unis, le CAN-SPAM Act impose de respecter les demandes de désinscription. En Allemagne, l'UWG exige un consentement préalable avant même d'envoyer un email publicitaire.